Newsletter No 6 / septembre 2010

1. Projets :

  • Plantation de cacao : un lien intelligent entre les chocolatiers d’ici et les cacaoyers de là-bas ! ( 2ème partie)

Comme annoncé dans la précédente newsletter, le championnat des apprentis pâtissiers-confiseurs vaudois s’est tenu du 27 avril au 8 mai derniers au Léman Centre de Crissier: Notre association y tenait un stand d’information sur ECSO et sur la plantation de cacao dont les apprentis de l’École Professionnelle de Montreux sont devenus officiellement les parrains lors de la cérémonie d’inauguration. Lors de cette soirée, nous avons également eu l’honneur de recevoir Mme Nee-Whang, l’ambassadeur du Ghana pour la Suisse et l’Autriche qui s’est déclarée ravie de ce partenariat entre jeunes apprentis suisses et élèves ghanéens.

Le concours et l’exposition de oeuvres en chocolat ont eu un énorme succès et cela a grandement contribué à l’excellente vente des plaques de chocolat et moulages en massepain confectionnés par les apprentis! Ainsi, c’est la coquette somme de 5400.- qui a été récoltée!!! Ce montant a été apporté cet été au Ghana pour couvrir les frais liés à l’exploitation de la plantation de cacao, mais également pour soutenir le projet de l’école professionnelle.

Toutes nos félicitations aux apprentis confiseurs pour leurs magnifiques pièces montées et un immense MERCI pour leur investissement dans ce projet. BRAVO A EUX!!!!

Pour plus d’informations: www.lesconfiseursromands.ch

Et www.epm.vd.ch/

  • École professionnelle

Les travaux de pose du toit sont en cours, grâce notamment à la vente de chocolat de ce printemps et également grâce à la récolte de fonds organisée lors des célébrations du 5ème anniversaire de bènèvolat à Esaase. Lors de cette journée, en plus de dons en espèces, plusieurs promesses de dons en nature (sacs de ciment, tôle ondulée) ont été enregistrés. Le projet a également attiré l’attention du Chief District Executive qui s’est dit prêt à parrainer des élèves sortant d’ECSO pour la suite de leur scolarité au lycée.

  • Water Purification Plant

L’idée de filtrer l’eau du puits de Mr Boateng et d’en faire profiter les élèves de l’école date de quelques années déjà. Cette idée a été améliorée le printemps dernier par une bénévole belge, Sylvie Steelandt, qui ayant vu comment fonctionnait la « fabrication » des sachets d’eau en vente su le marché (pure water) a proposé à Mr. Boateng de financer un projet dans ce sens. Ainsi, l’eau du puits est pompée, filtrée (carbone, UV, etc.) et passée dans une machine qui remplit des sachets de 0.5 l. et les scelle une fois pleins. Le ministère de la santé publique a fait les analyses nécessaires et a donné son feu vert pour la vente de l’eau « ECO – Akwaaba Esaase » ! Depuis quelques mois donc, l’école vend son eau et en tire un joli bénéfice. Au vu de ce succès, une deuxième machine, sponsorisée par une entreprise pharmaceutique de Val-de-Travers (GMT Fine Chemicals) sera achetée tout prochainement afin d’augmenter la production.

Ce projet s’inscrit donc parfaitement dans la vision qu’ont Akwaaba Esaase et Mr. Boateng de rendre à moyen terme l’école financièrement autosuffisante. Un immense merci à tous les acteurs et sponsors du Water Purification Plant Project !

2. Actions :

  • Vente d’artisanat ghanéen

Cette année n’est pas coutume, pas de calendriers en vente pour 2011 ! En effet, nous avons décidé de faire une petite pause bien méritée et, surtout, de permettre à nos amis ghanéens de montrer leur savoir-faire en confectionnant des sacs en tissu que nous vendrons lors de nos différents marchés. De différentes tailles et couleurs, avec poches pour téléphones portables, rabats ou fermetures éclairs et avec leurs motifs variés, tout le monde y trouvera son compte !

  • Manifestations - Dates à retenir – Stands de vente d’artisanat

Samedi 18 septembre de 9h00 à 17h00, Temple du Bas, Neuchâtel (CH)

Dans le cadre des Marchés de l’Univers, nous côtoierons les stands des délicieuses spécialités culinaires érythréennes, somaliennes, bosniaques, tibétaines et cambodgiennes. Du côté de l’artisanat, outre celui du Ghana, vous trouverez également des articles du Tibet. Animations prévues : flamenco, tango, capoeira, musique funk et animation modelage (terre) pour les enfants.

Dimanche 24 octobre au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel (CH)

Inauguration de la semaine du chocolat organisée en partenariat avec les chocolatiers neuchâtelois et le MAH. Nous y tiendrons un stand d’information sur notre association, ECSO et la plantation de cacao.

Vendredi 29 octobre de 8h00 à 18h00, à la foire d’automne de Couvet (CH)

Nous sommes de retour à la Foire de Couvet !!!! Venez nombreux et passez le message !!!!!!

Samedi 4 et dimanche 5 décembre, à la Chapelle des Annonciades de Pontarlier (F)

Grâce à notre nouvelle membre Bénédicte, nous serons présents cette année à Pontarlier dans le Doubs (France). En effet, dans le cadre de l’exposition annuelle de la section pontissalienne d’Amnesty International, Akwaaba Esaase ainsi que deux associations de la région soutenant des projets en Amérique du Sud et une organisation de défenses des droits de l’Homme sont invitées à tenir leur stand d’artisanat et d’informations. Parfait timing pour faire vos achats de Noël !


3. Voyage au Ghana 2010

3 semaines … Le voyage fur décidément trop court, mais quel plaisir de retrouver tout le monde ou –pour ceux qui se rendaient au Ghana pour la première fois- de découvrir ce pays chaleureux et de voir enfin les résultats de cinq années de travail !!!

En plus des deux bénévoles déjà sur place : Kim (USA) et Tabea (D) et de trois anciennes bénévoles : Emily (UK), Julie et Debora (CH), quatre personnes ont découvert le Ghana, rencontré pour la première fois les élèves et la famille Boateng : Oliver (UK), Bénédicte (F), Alex et Silvana (CH).

Je crois pouvoir dire que tout le monde a eu un immense plaisir et que l’expérience a été riche en tous points. Alors avis aux amateurs pour les 10 ans en 2015…. !!!

· Esaase, Kumasi, Pokuase et Owabi

La première semaine a été dévolue à la visite du village, de l’école et de ses nouvelles infrastructures ainsi que des projets en cours. L’orangeraie se porte bien, l’école professionnelle est sur le point de recevoir son toit et les cacaoyers de notre plantation à Pokuase (45 min de route au nord-ouest d’Esaase) ont donné leurs premières cabosses !!!!

Kumasi est une ville chaotique et polluée et sa visite s’est surtout résumée à celle du marché central (le plus grand marché couvert d’Afrique de l’ouest) et du centre culturel.

Après s’être familiarisés avec les coutumes locales, les 9 bénévoles ont participé avec les élèves de JHS (secondaires) au programme de reforestation du parc naturel d’Owabi. La forêt d’Owabi, qui protège la rivière du même nom, alimente en eau la ville de Kumasi (2ème ville du pays) et la région environnante. Malheureusement, de plus en plus de personnes construisent leur maison de manière abusive à proximité de la forêt mettant ainsi en danger sa survie (coupe de bois pour cuisiner et pour plantations de maïs ou autres cultures.

Le but de notre action était donc d’informer la population locale sur les dangers de l’urbanisation de proximité ainsi que sur l’importance de protéger la qualité de l’eau d’Owabi.

Après avoir nettoyé un chemin tout autour de la forêt à la machette, les élèves ont planté plus de 6000 arbres de teck, une essence connue pour sa rapidité de croissance, sa résistance et sa facilité à repousser. La « haie » de teck ainsi formée est la limite réelle et symbolique à la fois qui doit empêcher toute intrusion abusive dans la zone protégée. L’action a connu un certain succès et les médias en ont parlé dans les journaux et à la radio. L’Ashantene (le roi de Kumasi) a lui-même été informé du projet et a donné son soutien officiel à l’action d’ECSO.

Ce projet a été complété par une journée de sensibilisation à la protection de l’environnement donnée par les bénévoles sous forme d’ateliers aux élèves de JHS. Les sujets abordés étaient : la protection et le cycle de l’eau ; l’importance de la forêt et des arbres et l’utilisation du bois ; le traitement des déchets et les conséquences de la pollution par le plastique ; la chaîne alimentaire et les dangers du déséquilibre causé par la disparition de certaines espèces animales et végétales.

Nous tenons à féliciter Mr Boateng et tous les élèves qui ont eu l’idée du projet de reforestation et à remercier tous les bénévoles pour le fantastique travail lors des ateliers !! Bravo à tous !!!!!!!!!!!!!!!!!

· Mole, Wechiau, Boabeng-Fiema, Kakum, Cape Coast

Lors de la deuxième semaine, nous avons voyagé à travers une bonne partie du pays afin de visiter quelques sites touristiques et découvrir une autre facette de la culture ghanéenne, notamment dans le nord, principalement musulman.

Dans la Northern Region, le Mole National Park est célèbre pour ses éléphants, ses babouins et ses phacochères. Nous avons eu la chance d’en voir plusieurs de très près ainsi que d’apercevoir différentes espèces d’antilopes (kobs, bush bucks et water bucks) et d’oiseaux.

Le sanctuaire de Wechiau se trouve lui dans la Upper East Region et au bord du fleuve Volta qui sépare le Ghana du Burkina Faso. Cette réserve est une zone protégée qui promeut l’éco-tourisme et qui englobe la protection des hippopotames et le soutien aux communautés locales. Si la saison des pluies et, par conséquent, le haut niveau du fleuve nous ont empêché de bien voir les hippos, le séjour dans la guest house en torchis traditionnelle sans électricité et sans eau courante, au milieu de nulle part et sous un ciel étoilé magique a été sans conteste le moment le plus apprécié de tous !

Ce n’est pas tous les jours qu’on peut manger des spaghetti dans la savane avec le tam-tam en fond sonore !

Après trois jours passés dans le nord et avoir goûté à la poussière de la piste (!!!), retour au centre du pays. Là, nous nous sommes séparés en deux groupes et pendant que Julie et Alex allaient se mesurer aux rochers des environs de Techiman pour faire un peu de grimpe, les autres se sont rendus dans le sanctuaire de Boabeng-Fiema, du nom des deux villages dont les habitants vénèrent les singes Mona ainsi que les Colobes noirs et blancs. Ces deux espèces sont protégées depuis toujours par les ancêtres des villageois qu’ils considèrent comme sacrées. Un cimetière leur est même dédié dans la forêt !

Après une halte à Esaase, départ pour la côte sud et le parc national de Kakum où se trouve l’un des cinq parcours sur ponts suspendus à hauteur de canopée au monde. Le lendemain, visite du tristement célèbre fort de Cape Coast où étaient emprisonnés les esclaves avant leur embarquement forcé pour les Amériques.

Un voyage enrichissant et émouvant, des images fortes et inoubliables…..

· Durbar et artisanat

La région ashanti est le berceau de l’artisanat riche et varié ouest-africain. Parfait pour achalander nos différents stands ! Grâce à Obadeè, le chauffeur du bus scolaire, qui doit être ici remercié pour sa gentillesse et sa disponibilité, nous a emmené partout où nous voulions aller, du moment qu’il était de retour à l’école pour transporter les élèves ! Nous avons donc profité de l’un des deux nouveaux bus scolaires pour aller visiter les villages environnants connus pour leur artisanat. Premier arrêt dans un village de tisserands où seuls les hommes perpétuent la tradition du tissage du kente sur des métiers en bois. A Ntonso, nous découvrons le travail d’impression des tissus appelés adinkra que l’on porte traditionnellement lors des funérailles. A Awhia, les sculpteurs sur bois nous attendent devant leurs échoppes pour vendre statuettes, poupées ashanti et autres masques. A Darbaa, on découvre la façon de créer des perles de verres que l’on montera ensuite en bracelets ou colliers.

Enfin, le moment tant attendu ! Le 29 juillet a eu lieu le « big durbar », la célébration du 5ème anniversaire de bénévolat à ECSO. La cour de l’école nettoyée, les chaises et les tentes installées, les rubans accrochés, les enfants habillés pour les danses, les invités arrivés, la fête a enfin pu commencer. Entre les nombreux discours, nous avons eu le plaisir d’assister à différentes danses traditionnelles et modernes, d’écouter les plus petits réciter des poésies et des contes ainsi que les chansons de la célèbre chanteuse ashanti Mama Esther qui a également fait monter les enchères lors de la récolte de fonds. Le lendemain, les amplis étaient toujours installés afin de permettre à tous les enfants, les enseignants et les bénévoles de danser au rythme de la musique « hip-life » ghanéenne !

Les au-revoirs ont, comme à chaque fois, été difficiles mais, c’est promis, on reviendra !

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